Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines
FOSIP-DRC rappelle que les mutilations génitales féminines (MGF) ne sont ni une tradition, ni une culture. Elles constituent une violation grave des droits humains, portant atteinte à la dignité, à la santé et à l’avenir des femmes et des filles.
En cette journée du 06 février, nous réaffirmons notre engagement à sensibiliser, informer et accompagner les communautés afin de contribuer à l’élimination de cette pratique néfaste.
Une réalité alarmante
Malgré les efforts internationaux, les mutilations génitales féminines continuent d’affecter des millions de vies à travers le monde.
Plus de 200 millions de filles et de femmes vivant aujourd’hui ont subi une mutilation génitale féminine, principalement en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.
Chaque année, près de 4 millions de filles sont exposées au risque d’excision, souvent avant l’âge de 15 ans.
Les mots qui banalisent la violence
Les MGF persistent en grande partie à cause de croyances et de discours qui normalisent la violence :
- « Elle l’a provoqué. »
- « C’est la culture. »
- « C’est une affaire de famille. »
- « Il faut supporter pour préserver la paix. »
- « En parler va aggraver les choses. »
Ces paroles entretiennent le silence, isolent les victimes et freinent les actions de prévention.
L’engagement de FOSIP-DRC
À travers ses programmes de protection, FOSIP-DRC agit pour :
- sensibiliser les communautés sur les conséquences des MGF,
- renforcer les capacités des acteurs communautaires,
- encourager la dénonciation et l’abandon des pratiques néfastes,
- promouvoir les droits des femmes et des filles.
Les mutilations génitales féminines ne sont pas une fatalité. Mettre fin à cette pratique commence par l’information, le dialogue et le courage de dire non.
Ensemble, poursuivons les efforts pour protéger les filles et les femmes, et construire des communautés où la dignité et les droits humains sont respectés.