En cette Journée Mondiale de l’Environnement 2026, l’urgence climatique et la pollution plastique sont au cœur de toutes les discussions. Mais au-delà des discours globaux, ce sont les actions locales qui redessinent l’avenir. En République Démocratique du Congo (RDC), FOSIP s’est donné une mission claire : lier la survie des écosystèmes aquatiques à la résilience économique des populations riveraines.
[ Rives du Lac Kivu — Impact environnemental et vie communautaire]
Le plastique : ce poison qui coupe les communautés de leurs ressources
À l’échelle mondiale, le constat est alarmant : plus de 400 millions de tonnes de plastique sont générées chaque année, et moins de 10 % connaissent un second cycle de vie. En RDC, cette crise se traduit directement sur le terrain. L’accumulation des déchets plastiques dans nos cours d’eau étouffe la faune, bloque la navigation et empoisonne les ressources halieutiques.
Pour les millions de Congolais qui dépendent de la pêche et de l’agriculture, un environnement pollué signifie une perte immédiate de moyens de subsistance. C’est pour rompre ce cercle vicieux que FOSIP déploie ses équipes depuis maintenant deux ans.
[ Les équipes de la FOSIP en pleine action de collecte de déchets plastiques]
Lac Kivu : Un bilan d’impact de +5 tonnes de plastique extraites depuis 2024
Le Lac Kivu, véritable joyau naturel et carrefour économique régional, subissait de plein fouet cette asphyxie environnementale. Face à l’urgence,FOSIP est passée à l’offensive. Depuis 2024 jusqu’à aujourd’hui en 2026, grâce à une mobilisation communautaire sans faille, nos équipes ont réussi à récolter plus de +5 tonnes de déchets plastiques directement dans les eaux et sur les rives du lac.
+5 000 kg
De plastique retirés du Lac Kivu, dépolluant un espace vital pour la biodiversité et la population.
De la pollution à la valorisation : Le pari de l’économie circulaire
Pour FOSIP, ramasser ne suffit pas ; il faut transformer. Ces tonnes de matières plastiques ne finissent pas dans une décharge à ciel ouvert. Elles intègrent un circuit rigoureux d’économie circulaire.
Une fois collectés, les plastiques sont :
- Triés et nettoyés par des équipes locales formées.
- Recyclés et valorisés en nouveaux produits utiles ou en matières premières.
- Vendus sur les marchés spécialisés, réinjectant ainsi les capitaux directement dans l’économie des familles riveraines.
[Transformation et revente des matériaux recyclés dans le circuit de l’économie circulaire]
Protéger l’environnement, c’est garantir le droit à la vie
En dépolluant les eaux des lacs,FOSIP ne fait pas seulement un geste pour la nature. Nous redonnons aux artisans, aux pêcheurs et aux commerçants un espace de travail sain et sécurisé. C’est la démonstration concrète qu’écologie et économie peuvent avancer main dans la main en RDC.
En cette journée du 5 juin, FOSIP réaffirme son engagement et invite chacun — citoyens, partenaires et institutions — à soutenir ces initiatives locales qui sauvent nos eaux pour nourrir nos communautés.